Irène Frain
Irène Frain : « L’or de la nuit » Julliard
Le livre : Au tout début du XVIIIe siècle, le voyageur et orientaliste français Antoine Galland découvre le texte anonyme d’un conte arabe, « Sindbad le marin » puis plusieurs manuscrits de contes attribués, eux, à une inconnue nommée Schéhérazade. Il les traduit, les revisite, les réinvente et les publie sous le titre « Les Mille et Une Nuits ». À sa grande surprise, le succès est immense et le public ne cesse de lui en réclamer de nouveaux. D’autres contes existent mais leur manuscrit, semble-t-il, s’est perdu.
Ouverture d’une fresque où s’entrechoquent les intrigues de Versailles, la passion de l’Orient et celle des bibliothèques, dans un monde où la trahison est reine et la poursuite des merveilles, érigée en principe de gouvernement. Autour de ce manuscrit perdu, Irène Frain brosse une galerie de personnages dont la présence s’imprime d’emblée dans l’imaginaire. Un roman haletant, porté par la conviction que la vraie vie, c’est la littérature qui l’invente.
L’auteur : L’œuvre d’Irène Frain est riche d’une trentaine de romans et biographies plébiscités par la critique et le public.
Irène Frain a passé son enfance et son adolescence à Lorient, port breton fondé au 17ème siècle pour le commerce avec l’Inde et la Chine. Agrégée de lettres, elle a enseigné en Sorbonne avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Son premier roman, « Le Nabab » a connu un succès foudroyant. Depuis, elle a écrit une quarantaine de livres. L’intérêt pour son œuvre ne s’est jamais démenti et elle a été saluée par de nombreux prix littéraires, dont le prix Interallié pour son récit » Un crime sans importance ». Dans son dernier roman en forme de thriller, « L’Or de la nuit », elle ressuscite l’épopée d’Antoine Galland, dont l’acharnement à retrouver les manuscrits des Mille et une nuits rendit leur enchantement accessible au monde entier.
Crédit photo : Astrid di Crollalanza